Le Texas a franchi une étape significative en permettant l'affichage des Dix commandements dans les écoles publiques, une décision qui a été confirmée par la cour d'appel fédérale ce 21 avril 2026. Cette loi, adoptée en juin 2025, stipule que ces préceptes doivent être placés 'dans un endroit bien en vue de la classe'. Cette initiative a ravi de nombreux chrétiens conservateurs, qui considèrent cela comme un triomphe de la foi dans l'éducation.
Les Dix commandements, qui incluent des préceptes tels que 'Tu aimeras Dieu par-dessus tout' et 'Tu ne tueras pas', deviennent ainsi partie intégrante de la vie scolaire au Texas. Cependant, cette décision suscite la controverse : plusieurs familles, ainsi que l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), s'opposent fermement à cette mesure, arguant que la religion devrait rester du ressort des familles et des communautés, et non être imposée dans les écoles publiques.
Lors d'une première instance, un juge fédéral avait ordonné de retirer l'affichage de ces textes, mais cette décision a été annulée par la cour d'appel de La Nouvelle-Orléans, renforçant ainsi la position de l'État. Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a salué cette décision, affirmant que 'les Dix commandements ont eu un impact profond sur notre nation' et qu'il est crucial que les élèves puissent en bénéficier quotidiennement.
La cour a également soutenu que l'affichage de ces commandements ne constitue pas une violation de la liberté de conscience des élèves ou de leurs parents. Les juges ont souligné que d'autres pratiques, telles que la récitation d'un serment citant 'une nation unie sous l'autorité de Dieu', sont déjà courantes dans de nombreuses écoles publiques américaines.
Des précédents pour d'autres États
Cette décision pourrait établir un précédent et encourager d'autres États à prendre des mesures similaires en matière d'affichage religieux dans les écoles. Alors que la lutte pour la séparation de l'Église et de l'État continue, des voix s'élèvent pour remettre en question cette tendance. Comme le souligne un expert en droits civiques, 'la religion ne devrait pas avoir sa place dans une salle de classe publique.'







