« Les États-Unis détiennent des preuves que des entités étrangères, en particulier en Chine, mènent des campagnes de distillation à grande échelle visant à s'approprier l'intelligence artificielle américaine », a affirmé la Maison-Blanche. Ces accusations étaient en première ligne lors d'une récente déclaration, où les autorités américaines ont mis en lumière le risque croissant de vol technologique.
Michael Kratsios, conseiller technologique à la Maison-Blanche, a révélé sur X que les méthodes de ces entités étrangères suscitent de vives inquiétudes. Il a décrit la « distillation » comme une méthode permettant d'entraîner un modèle d'intelligence artificielle en se basant sur les réponses d'un modèle plus puissant, rendant cette pratique légale si autorisée, mais illégale si elle est réalisée clandestinement.
Début de l'année, la société Anthropic avait déjà souligné les frauduleuses activités de laboratoires chinois, notamment DeepSeek, Moonshot AI et MiniMax, qui auraient généré « plus de 24 000 comptes fictifs pour créer plus de 16 millions d'interactions avec son modèle Claude », tentant ainsi de reproduire son fonctionnement.
Des techniques de contournement sophistiquées
Dans un mémo envoyé au Congrès, OpenAI a également accusé DeepSeek de voler ses modèles d'IA à l'aide de dispositifs complexes. « Ces entités étrangères, bien qu'anonymisées dans le discours officiel, utilisent des dizaines de milliers de comptes proxy pour éluder la détection », a ajouté Kratsios, révélant une stratégie audacieuse pour siphonner les innovations technologiques américaines.
« Ces organisations qui bâtissent sur de tels fondements fragiles risquent de voir leur intégrité et la fiabilité des modèles qu'elles produisent compromises », a-t-il ironisé, soulignant l'absurdité de leur démarche.
Face à cette menace, l'administration Trump a déclaré son intention de partager ces informations avec les entreprises américaines spécialisées dans l'IA et « d'explorer des mesures » à l'encontre des responsables présumés, bien que les détails restent flous. Ce mémo vient à point nommé alors qu'un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping est prévu à Pékin le 14 mai, soulevant des interrogations sur les conséquences de ces tensions sur la collaboration technologique future.







