James Comey, ancien directeur du FBI, est désormais au cœur d'une polémique suite à une photographie partagée sur les réseaux sociaux. Le ministre de la Justice par intérim, Todd Blanche, a révélé lors d'une conférence de presse que Comey fait face à deux accusations, dont l'une porte sur une menace contre la vie et l'intégrité physique du président des États-Unis.
Comme le rapporte Le Parisien, cette inculpation fait suite à la publication d'une photo sur Instagram, où des coquillages forment les chiffres « 86 47 ». Cette combinaison a été interprétée par certaines autorités comme une menace explicite envers le président républicain.
Ce développement a eu lieu quelques jours après un événement tragique au gala de la presse à Washington, où une tentative d'assassinat sur Biden avait également été évoquée. James Comey, qui a été limogé en 2017 par Trump, a exprimé son incompréhension face à la réaction autour de son image. Dans une déclaration sur Instagram, il a précisé n'avoir jamais voulu véhiculer un message violent et qu'il s'oppose fermement à toute forme de violence.
L'affaire est d'autant plus délicate au vu des tensions croissantes entre Trump et l'administration judiciaire. Au début du mois, Trump avait limogé sa ministre de la Justice, Pam Bondi, pour des raisons jugées politiques, remplaçant cette dernière par Todd Blanche, un de ses anciens avocats.
Une réaction virulente de Trump
Trump, dans une interview accordée à Fox News, a déclaré que Comey avait clairement appelé à l'assassinat du président : "Cela signifie un assassinat. Ce n'est pas à prendre à la légère". Dans le contexte actuel, où la violence politique est de plus en plus préoccupante aux États-Unis, cet incident soulève de nombreuses interrogations sur la liberté d'expression et ses limites.
Les autorités, incluant le Secret Service chargé de la protection présidentielle, enquêtent désormais sur cette affaire pour déterminer si des mesures doivent être prises. Dans un pays divisé par des opinions politiques parfois extrêmes, cette situation met une fois de plus en lumière les tensions qui entourent le rôle des personnalités publiques et de leurs discours.







