Un sauvetage étonnant a eu lieu en Ukraine, où une femme de 77 ans a été évacuée d'une zone de combat grâce à un robot militaire piloté à distance. Cette opération, qui s'est déroulée dans l'est du pays, a été soigneusement orchestrée par des soldats qui ont décidé de recouvrir le robot d'un message réconfortant : "Grand-mère, asseyez-vous."Au milieu des destructions causées par le conflit, Antonina Khorouja, une dame ukrainienne de 77 ans, avance avec difficulté à l'aide de ses cannes et finit par s'effondrer sur une route exposée aux frappes russes. Un opérateur du 3e corps de l'armée ukrainienne, opérant un drone de reconnaissance, aperçoit la situation désespérée et déclare : "Je vais prévenir les gars, on va récupérer la grand-mère.".
En parallèle, un autre soldat dirige un robot terrestre en le guidant vers Antonina, mais non sans appréhension : "Pourvu qu'elle ne s'enfuie pas dans les buissons quand elle le verra," s'inquiète-t-il. Son camarade lui demande : "Vous avez posé une couverture dessus ?" et reçoit en réponse : "Oui, et sur un papier, nous avons écrit : 'Mamie, assieds-toi.'".
"Zoome sur ses pieds"
Lorsqu'Antonina approche du robot, elle comprend rapidement ce qu'il est. Ayant vécu plus de quatre ans de conflit, elle fait preuve de confiance et monte à bord. "Camarade, zoome un peu sur ses pieds, s'il te plaît. Je veux voir s'il ne traîne pas sur la route pour qu'elle ne se blesse pas," demande un militaire. Une fois à bord, Antonina est accueillie par les soldats, alors que sa maison a été détruite par une frappe russe, la forçant à se réinstaller. À 77 ans, elle doit désormais envisager de reconstruire sa vie.
Cette histoire pose une question cruciale quant à l'utilisation de la technologie dans des situations d'urgence humanitaire. Des experts militaires, tels que le colonel Jean-Pierre Dupont, soulignent l'importance de ces innovations qui, au-delà de la seule stratégie militaire, apportent une aide essentielle aux civils touchés par le conflit. "Ces opérations marquent un tournant dans la manière dont nous pensons à l'usage de la robotique en situation de crise," confie-t-il.







