Yoon Suk Yeol, l'ex-président sud-coréen, face à une nouvelle condamnation

Yoon Suk Yeol condamné à sept ans pour avoir entravé la justice. Un nouveau coup dur pour l'ancien président.
Yoon Suk Yeol, l'ex-président sud-coréen, face à une nouvelle condamnation
L’ancien président de Corée du Sud, Yoon Suk Yeol a été condamné, mercredi 29 avril 2026, en appel à sept ans de prison pour entrave à la justice. JEON HEON-KYUN / EPA

La Cour d'appel de Séoul a infligé, mercredi 29 avril, une peine de sept ans d'emprisonnement à Yoon Suk Yeol, ancien président de la Corée du Sud, pour entrave à la justice. Cela représente une sanction plus sévère que les cinq ans prononcés en première instance.

À 65 ans, Yoon Suk Yeol, actuellement incarcéré, avait déjà été condamné à une peine de réclusion à perpétuité en février pour avoir tenté d'imposer la loi martiale en décembre 2024. Cette initiative controversée visait à utiliser l'armée pour réprimer des débats au Parlement, selon un article du Monde. L'ancien président a fait appel de cette décision, s'opposant ainsi à une autre facette de la même affaire.

« La cour condamne l'accusé à sept ans de prison pour ses actes répréhensibles », a déclaré un juge, soulignant que Yoon avait manigancé des manœuvres pour empêcher son arrestation en utilisant des agents de sécurité présidentielle, un comportement qualifié de « tout à fait inacceptable ».

Le rôle des instructions illégales

Les deux parties avaient interjeté appel : Yoon, soutenant que les mandats qui pesaient contre lui découlaient d'une « enquête illégale », tandis que les procureurs avaient demandé une peine de dix ans, arguant de la « gravité » des actes reprochés. Le juge a émis des commentaires cinglants, affirmant que « l'accusé a non seulement cherché à entraver la justice, mais aussi donné des instructions illégales à la sécurité présidentielle pour ses propres fins personnelles ».

Peu ému, Yoon était vêtu d'un costume noir et a observé ce verdict sans réaction manifeste. Actuellement, le parquet sud-coréen considère d'autres accusations graves à son encontre, notamment des « actes en faveur de l'ennemi ». En effet, Yoon subirait les conséquences d'un incident survenu en 2024, où il aurait ordonné des incursions de drones militaires au-dessus de la Corée du Nord, selon des rapports diffusés par France 24.

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