Militants en Crète : le débarquement forcé de la flottille pour Gaza
Escortés par des garde-côtes grecs, près de 175 militants, majoritairement d'origine européenne, ont été transportés vers le port d'Atherinolakkos, situé dans le sud-est de l'île de Crète, proche d'Iérapetra. Cette action intervient après leur interception dans les eaux méditerranéennes par les autorités israéliennes. Selon des informations rapportées par l'AFP, ces militants, qui composaient la «flottille pour Gaza», avaient été initialement arrêtés en mer.
Gideon Saar, ministre israélien des Affaires étrangères, a expliqué qu'en raison d'un accord passé avec le gouvernement grec, les militants transférés des navires vers un bateau israélien seraient finalement débarqués en Grèce. Oren Marmorstein, porte-parole du ministère israélien, a précisé qu'"tous les militants de la flottille se trouvent désormais en Grèce, à l'exception de deux individus, soupçonnés d'activités illégales et de liens avec des organisations terroristes".
Les autorités israéliennes ont été critiquées par plusieurs gouvernements européens, notamment l'Italie, qui a appelé à la libération des militants. Des pays comme l'Espagne, la Turquie et le Pakistan ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme une violation des droits internationaux. D'après les organisateurs, plusieurs de leurs bateaux auraient été interceptés à une distance sans précédent des côtes israéliennes.
L'opération interception a révélé des méthodes alarmantes : les militants ont rapporté que des vedettes militaires israéliennes avaient menacé leurs embarcations avec des armes et des lasers. Ce voyage, connu sous le nom de «Flottille mondiale Sumud» (signifiant "résilience" en arabe), vise à attirer l'attention sur la situation à Gaza, marquée par un blocus persistant.
Des figures publiques, dont la militante suédoise Greta Thunberg et l'eurodéputée Rima Hassan, étaient parmi ceux qui ont déjà été expulsés après avoir été arrêtés en mer. La flottille, initialement composée de plus de 50 bateaux, avait pour but de fournir une aide humanitaire à Gaza, encore sous le coup d'un fragile cessez-le-feu.







