Dans un récent rapport, les associations Que Choisir Ensemble et No Plastic in My Sea ont tiré la sonnette d'alarme sur la dépendance croissante au plastique dans les grandes surfaces. Leur constat est sans appel : malgré les engagements du secteur, peu d'efforts concrets ont été réalisés pour réduire ce fléau.
Entre le 7 et le 21 février, une enquête a été menée dans 1 659 magasins de 11 enseignes, allant d'E.Leclerc à Lidl. Les résultats mettent en évidence un écart préoccupant entre les promesses et la réalité. Selon le rapport, bien que la loi Antigaspillage (Agec) vise la fin progressive des plastiques à usage unique d'ici 2040, il est peu probable que l'objectif de réduction de 20% d'ici 2025 soit atteint. Les magasins bio semblent faire mieux que leurs concurrents, tandis que les enseignes de hard discount accusent un retard considérable.
Les bouteilles d'eau et autres boissons représentent près de 40% des plastiques à usage unique en grande surface. Un fait révélateur : les ventes d'eaux embouteillées ont grimpé de 3,3% en 2025, comme l'indiquent des données de Circana, alors que la loi Antigaspillage vise une réduction de 50% des bouteilles en plastique d'ici 2030.
Les défis à relever
"On n'a même pas amorcé la trajectoire", confie Lucile Buisson, responsable environnement chez Que Choisir, à l'AFP. Les marques propres des distributeurs alimentent ce marché, avec certaines proposant jusqu'à 186 références différentes. De plus, les petites bouteilles (moins de 50 cl) sont présentes dans 81% des magasins inspectés.
Des experts et divers acteurs de l’industrie appellent à une prise de conscience collective et à des solutions innovantes pour réduire ce fléau. Une réelle collaboration entre distributeurs, fabricants et consommateurs semble essentielle pour amorcer une transition vers des pratiques plus durables.







