Une lettre de suicide, présumée écrite par Jeffrey Epstein, a été récemment publiée par les autorités judiciaires américaines, après avoir été conservée sous scellés pendant plusieurs années. Sa divulgation ravive les spéculations entourant les circonstances de la mort de ce prédateur sexuel notoire.
Conservée pendant sept ans dans les archives d’un tribunal de New York, cette lettre, bien que non signée, est attribuée à Epstein. Le New York Times a joué un rôle clé dans son dévoilement. Les mots de la lettre : "Ils ont enquêté sur moi pendant des mois, n'ont rien trouvé. C'est un véritable bonheur de pouvoir choisir le moment où l'on dit au revoir", restent intrigants.
Ce message, qui n'a pas encore été authentifié, aurait été découvert par un codétenu d’Epstein en juillet 2019, qui prétend l’avoir trouvé dissimulé dans une bande dessinée, juste après qu’Epstein ait été retrouvé inconscient dans sa cellule, avec un vêtement autour du cou. Bien qu'il ait survécu à cet incident initial, le millionnaire a été retrouvé mort un mois plus tard.
Des zones d'ombre qui alimentent les spéculations
Officialisé comme un suicide par pendaison, le décès d'Epstein soulève encore de nombreuses interrogations. Dans cette prison new-yorkaise, plusieurs caméras de surveillance étaient en place, mais une seule fonctionnait. De plus, son corps n'a été découvert qu'à 6h30 du matin, soit plusieurs heures après le moment supposé de sa mort. Michael Baden, un médecin légiste renommé engagé par le frère d’Epstein, a exprimé ses doutes quant à la version officielle. "Sur le cou de Jeffrey Epstein, les fractures des os trouvées ne se produisent pas lorsque l'on se pend. Il avait trois fractures, ce qui ressemble davantage à un homicide qu'à un suicide", a-t-il déclaré.
Ces révélations renforcent les multiples théories du complot entourant cette affaire. Selon Camille Guttin de France Télévisions : "L'affaire de Jeffrey Epstein est très délicate aux États-Unis et l'administration de Donald Trump a déjà été accusée de vouloir étouffer des scandales politiques. La publication de cette lettre réactive donc les spéculations sur les circonstances de la mort de ce criminel sexuel".







