Le chef des députés socialistes Boris Vallaud se retire de la direction du Parti socialiste, un départ aggravé par des désaccords avec Olivier Faure. Au total, vingt-quatre membres, dont vingt et un secrétaires nationaux, quittent le navire.
Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a annoncé son retrait de la direction du PS. Il reproche à Olivier Faure de « prendre des décisions seul » et de négliger le dialogue, comme l'indique un proche dans un courrier révélé par l'AFP. Alexandre Ouizille, sénateur et mandataire de Vallaud, dénonce une « collégialité bâclée » et une « brutalisation du fonctionnement » des instances du parti.
Cet exode massif, qui représente environ un tiers de la direction, souligne des tensions de plus en plus visibles au sein du PS, exacerbé par le débat sur la primaire de la gauche. Si Olivier Faure soutient cette initiative, Boris Vallaud refuse catégoriquement d’y participer, le laissant désormais en position d’isolement au sein du parti.
« Tu décides seul »
Arrivé troisième lors du dernier congrès, Vallaud avait initialement choisi de soutenir Faure, permettant à ce dernier de rester à la tête du PS. Dans sa lettre, Ouizille rappelle que l'accord pour l'élection de Faure impliquait un partage des décisions. Cependant, il note avec frustration que « cela n’a que trop rarement été respecté ». Au lieu de cela, Faure a souvent agi de manière unilatérale, réduisant considérablement les réunions des instances.
Vallaud a multiplié les demandes pour organiser un vote des militants avant l'été concernant leur candidat aux prochaines présidentielles, une proposition que la direction a négligée. « Tu as préféré la fuite en avant au débat et au vote », lui reproche Ouizille. Les tensions qui en résultent impliquent une fracture profonde au sein d'un parti déjà affaibli.
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