Une onde de choc résonne à travers l'Europe après la publication d'une vidéo montrant des militants de la flottille pour Gaza agenouillés, mains liées, lors de leur détention par les autorités israéliennes. Ce traitement a été qualifié "d'inacceptable" par plusieurs gouvernements, dont ceux de la France et de l'Espagne.
En France, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a convoqué l'ambassadeur israélien en raison des "agissements inadmissibles" de son homologue israélien, Itamar Ben Gvir. "J'ai demandé des explications sur cet incident qui est loin de respecter les valeurs que nous partageons", a-t-il affirmé sur le réseau X.
D'un autre côté, l'Espagne a exprimé son indignation par la voix de son ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, qui a décrit ces traitements comme "monstrueux" et "inhumains". Il a aussi exigé des excuses publiques de la part d'Israël et convoqué d'urgence la chargée d'affaires israélienne à Madrid.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a également pris position en déclarant que cette humiliation ne reflète pas les valeurs d'Israël. "Nous ne devons pas oublier que le respect de la dignité humaine est primordial, même dans des situations difficiles", a-t-il souligné.
Pour sa part, la ministre des Affaires étrangères irlandaise, Helen McEntee, a exprimé sa consternation face à la vidéo, dénonçant le traitement des militants irlandais, dont certains font partie des 41 Français présents à bord. "Ces personnes ne reçoivent pas le respect qui leur est dû, et j'appelle à leur libération immédiate", a-t-elle ajouté.
Les réactions continuent de s'intensifier alors que le Hamas appelle à un retour à l'ordre éthique, qualifiant la vidéo d'expression de la "dépravation morale" d'Israël. Au sein de l'Union européenne, la pression monte pour que des mesures concrètes soient prises en réponse à ce traitement dégradant.







