Selon les chiffres publiés le 21 mai par l'Office national des statistiques (ONS), l'immigration nette au Royaume-Uni a connu une chute vertigineuse, se fixant à 171 000 personnes en 2025. C'est le chiffre le plus bas enregistré depuis 2021.
Cette baisse représente une contraction considérable par rapport aux 331 000 personnes de 2024. En effet, l'immigration nette avait déjà fortement diminué l'année précédente après un pic colossal de 860 000 personnes.
Les raisons de cette descente fulgurante sont multiples. Toujours d'après l'ONS, le nombre d'immigrants en provenance de pays hors UE pour des raisons professionnelles a décru de 47% en 2025, ce qui constitue la principale cause de cette baisse.
des promesses et des avancées
Le Premier ministre travailliste Keir Starmer, dont le parti a récemment subi une défaite aux élections locales, a réitéré son engagement à réduire l'immigration légale et illégale dès sa prise de fonction prévue en juillet 2024. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood s'est félicitée des résultats, affirmant : "L'immigration nette a chuté de 82% en seulement trois ans. De réels progrès ont été accomplis, mais il reste encore du travail à faire." Elle a souligné la nécessité de réduire la dépendance du Royaume-Uni à l'égard de la main-d'œuvre étrangère bon marché.
Cette diminution de l'immigration nette est également liée aux politiques restrictives mises en place par le gouvernement conservateur précédent, qui a interdit aux travailleurs étrangers et aux étudiants d'emmener leur famille à charge et a relevé les salaires minimums requis pour les travailleurs qualifiés.
De plus, les flux migratoires en provenance de l'Union européenne continuent de s'effriter depuis la mise en œuvre du Brexit en 2020. Ce phénomène soulève des interrogations quant à l'impact durable que ces changements auront sur le marché du travail britannique et la diversité culturelle du pays.
Les experts estiment que, bien que des mesures aient été prises pour contenir l'immigration, des débats doivent encore être menés pour déterminer la meilleure approche à adopter à l'avenir. Pour David Goodhart, analyste au sein du think tank Demos, "les politiques d'immigration doivent s'accompagner d'une réflexion sur l'intégration des nouveaux arrivants afin de véritablement tirer parti de la diversité."







