Lors d'une intervention sur RTL Matin ce jeudi 21 mai, Aurore Bergé a exprimé son indignation face à ce qu'elle appelle une "inversion accusatoire" dans la défense de Patrick Bruel. Elle fait référence à la plainte de Flavie Flament, qui accuse le chanteur de viol alors qu'elle n'était âgée que de 16 ans.
Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a réagi vivement aux déclarations de Me Christophe Ingrain, l'avocat de Bruel, qui a évoqué une relation "consentie" en décrivant le chanteur comme ayant "32 ans à l'époque, mais en paraissant beaucoup plus jeune". Ces commentaires, a-t-elle déclaré, sont problématiques et vont trop loin.
Pour Bergé, de tels arguments sont inadmissibles : "C'est cette dernière phrase notamment qui m'interpelle beaucoup, parce que la question n'est pas là". Elle souligne que ces propos contribuent à une dynamique où "la victime devient la coupable", ce que la ministre juge inacceptable.
Des déclarations à ne pas faire
Elle a reconnu que "chacun a le droit à une défense" mais a insisté sur le fait que certains énoncés dépassent les bornes : "Il y a des propos, y compris de la part de la défense, qui ne devraient pas être tenus". À titre de référence, elle a cité le cas de Gérard Depardieu, où un avocat a été sanctionné pour ses propos inappropriés à l'égard des victimes.
Cette affaire soulève des questions essentielles sur le traitement des victimes d'agression et les limites des stratégies de défense dans des cas aussi sensibles. Les avis d'experts en droit pénal et en droit des victimes sont cruciaux pour comprendre l'impact de telles déclarations sur la perception publique de ces affaires.







