Un grand nombre de dépanneurs, estimé à plus de 250, a organisé jeudi matin une opération escargot sur le périphérique parisien, se dirigeant vers le ministère de l'Économie et des Finances. Leur but ? Faire entendre leur voix face à la flambée des prix du carburant, qui met en difficulté leurs activités.
Selon Luc Le Baron, président de l'association Fier d'être dépanneur, ces professionnels de la route viennent d'Île-de-France, des Hauts-de-France, ainsi que d'autres régions comme la Normandie et la Bourgogne. Ils espèrent ainsi attirer l'attention sur la nécessité d'aides financières à l'approche de l'annonce prévue du Premier ministre, Sébastien Lecornu, concernant de nouvelles mesures d'assistance pour les mois à venir.
Cette manifestation, bien qu'importante, a été réalisée dans le but de ne pas bloquer totalement la circulation. “On voulait manifester sans bloquer”, a précisé Luc Le Baron. Les véhicules, escortés par la police, ont investi les deux voies de droite, rendant leur présence visible tout en minimisant les perturbations pour les autres usagers.
À midi, le groupe se trouvait déjà au niveau de la Porte de Montreuil, espérant terminer devant le ministère afin de faire entendre leurs revendications. “Nous souhaitons recevoir des aides sur les carburants au même titre que d'autres secteurs, comme les pêcheurs,” a expliqué Le Baron, qui a également souligné les difficultés financières rencontrées par de nombreux dépanneurs.
Un autre entrepreneur de dépannage, gérant d'un garage Peugeot en Essonne, a témoigné d'une surcharge de coûts de carburant de 2 500 euros durant les mois de mars et avril, sans augurer une augmentation proportionnelle de son chiffre d'affaires.
Outre les demandes urgentes concernant l'augmentation des coûts des carburants, les manifestants souhaitent également remettre sur la table de anciennes revendications restées sans réponse, telles que la revalorisation des tarifs de fourrière et d'assistance.
Alors que le gouvernement évalue les implications de ces aides, les dépanneurs se font fort de rappeler qu'une réaction rapide est essentielle dans le contexte actuel de crise énergétique.







