Culpabilité, isolement, épuisement... Lucie, une infirmière française dépêchée au Libéria pendant l'épidémie d'Ebola de 2014, partage son expérience bouleversante. Après avoir été contaminée, elle décrit son parcours depuis son rapatriement jusqu'à son souhait de recommencer à aider.
Alors que la menace d'une nouvelle épidémie d'Ebola en Afrique centrale se profile, les craintes s'intensifient. La riposte sanitaire, déjà complexe, se heurte à de nombreux obstacles dans une région politiquement instable. La récente souche de virus, dénommée Bundibugyo, ne dispose d'aucun traitement homologué ni de vaccin efficace, renforçant ainsi les comparaisons avec la crise de 2014.
« En 2014, l'épidémie avait fait des ravages, mais nous étions encore dans l'inconnu. L'absence de réponse adaptée, tant sur le terrain que sur le plan des soins médicaux, a exacerbé notre sentiment d'impuissance », confie Lucie, dont le témoignage a été relayé par France Info. Elle a réfléchi à l'impression d'isolement qu'elle a ressentie, une sensation qui peut s'avérer dévastatrice pour les soignants en première ligne.
Les autorités sanitaires abordent désormais cette nouvelle crise avec une inquiétude accrue, la létalité de certaines souches atteignant même 50%. Ce constat souligne la nécessité d'une préparation rigoureuse et d'une coopération internationale renforcée.
Pour Lucie, malgré les stigmates laissés par son expérience, l'engagement reste intact : « Si j'ai la possibilité de revenir sur le terrain, je le ferai, car chaque vie compte », déclare-t-elle avec une résolution touchante.







