En raison de l'augmentation des prix liée à la guerre au Moyen-Orient, les Français réduisent leur consommation de carburants. Selon une annonce faite le 22 mai par le ministre de l'Économie, Roland Lescure, la consommation a chuté de 14% entre le 1er et le 20 mai par rapport à l'année précédente.
"Les Français conduisent un peu moins et adoptent des alternatives comme le covoiturage ou le télétravail", a déclaré Lescure sur Sud Radio. Cette tendance s'inscrit dans un contexte où les aides gouvernementales pour contrer la flambée des prix atteignent 710 millions d'euros, après une baisse de 11% déjà observée en avril.
Baisse des recettes fiscales liées aux carburants
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a révélé lors d'une conférence que les recettes fiscales liées aux carburants n'ont généré que 10 millions d'euros supplémentaires entre le 1er mars et le 20 mai. La hausse des prix a été partiellement équilibrée par cette diminution de consommation. Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre a détaillé un nouveau train de mesures de soutien pour les secteurs les plus affectés.
Les aides existantes pour des secteurs comme l'agriculture et le BTP seront prolongées, tandis que les entreprises sont encouragées à verser une prime carburant à leurs employés, exonérée de cotisations sociales. Les professionnels aux trajets longs et ceux utilisant leur voiture pour leur travail, comme le personnel des aides à domicile, verront aussi leurs indemnités kilométriques revalorisées.
Le gouvernement a pris l'initiative de doubler l'aide de 50 à 100 euros pour les gros rouleurs. "Nous concentrons nos efforts sur les plus vulnérables", affirme Lescure. Cette crise, souligne-t-il, accentue les inégalités, avec certaines personnes mieux armées pour surmonter la situation que d'autres.







