Un mois s'est écoulé depuis le concert caritatif tenu le 22 avril dernier à Lausanne pour soutenir les victimes de l'incendie tragique de Crans-Montana. Selon des révélations rapportées par Tages-Anzeiger, l'argent récolté n’aurait toujours pas été distribué aux bénéficiaires.
Des artistes emblématiques tels que Julie Pietri, Alain Llorca du groupe Gold et Jean-Baptiste Guéguan ont accepté de se produire sans rémunération pour cette cause. L'incendie a fait 41 morts et blessé 115 personnes, rendant cet événement d'autant plus significatif. La recette des billets vendus à partir de 90 francs suisses (environ 98 euros) devait être reversée à Swisshearts, une association fondée par des familles de victimes. Vincianne Stucky, mère d'un jeune décédé dans la tragédie, avait exprimé son espoir que les enfants touchés par cet événement restent au cœur des préoccupations.
L'étrange opacité autour du bénéfice
Cependant, un mois après le concert, les dons semblent disparus dans la nature. Tages-Anzeiger a alerté l'opinion publique sur cette situation alarmante : il paraîtrait qu’aucun centime des 150 000 francs récoltés n'a été versé aux victimes.
En réponse à ces accusations, l'association Swisshearts a publié un communiqué, affirmant que 15 000 francs avaient été versés, représentant, selon leurs mots, le bénéfice net de l'événement qui a attiré environ 800 participants, incluant invités et spectateurs. Mais ces chiffres surprennent, car ils soulèvent des questions sur la transparence des comptes.
Interrogés par le même quotidien sur le montant total des dons et leur utilisation, les organisateurs ont évité de fournir des précisions, tout en reconnaissant que la somme de 150 000 francs était probablement une exagération. Ils ajoutent que le solde net du concert a été transféré à l'association Swisshearts le 6 mai, respectant ainsi le but initial de cet événement. Une variation de 135 000 francs pose néanmoins problème.
Les autorités locales, allant de la Ville de Lausanne au canton du Valais, ont aussi déclaré ne pas avoir les moyens de contrôler ce que deviennent les fonds récoltés, amplifiant ainsi le flou entourant cette situation.







