Le samedi dernier, une attaque de drone a coûté la vie à dix personnes, dont huit enfants et deux femmes, dans le village de Kadam, situé dans l'État du Kordofan-Ouest, selon des informations rapportées par l'ONG Emergency Lawyers, qui s'engage à documenter les violations dans le conflit soudanais.
Les victimes, qui fuyaient la violence croissante du Kordofan-Sud, sont devenues tragiquement symboliques d'une situation désespérée dans ce pays, où plus de 11 millions de personnes sont désormais déplacées. L'ONG souligne que cette offensive a eu lieu dans une zone considérée comme civile, sans opérations militaires en cours.
Dans un autre incident, un chef tribal a fait état d'une attaque de drone sur le village d'Al-Murra, qui a causé la mort de 57 personnes. Ce village est actuellement un terrain contesté entre les forces gouvernementales et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), exacerbant les tensions dans la région.
Au cours des premiers mois de cette année, les drones se sont avérés être des outils décisifs dans ce conflit. Leur utilisation permet aux belligérants d'infliger des pertes humaines tout en évitant des confrontations directes. Selon les estimations des Nations unies, plus de 880 civils ont été tués par de tels frappes entre janvier et avril 2026.
Ce développement alarmant vient rappeler la nécessité d'une intervention internationale et d'une action humanitaire urgente dans ce pays en pleine tourmente. Les experts soulignent que sans des efforts concertés, la situation ne fera qu'empirer. En effet, selon une déclaration de l'Organisation internationale pour les migrations de l'ONU, 160 personnes ont été forcées de se déplacer à cause de la violence persistante en seulement une semaine.







