La Banque centrale de Cuba a annoncé, le 3 juin, que les paiements par cartes Visa et Mastercard seraient interrompus à partir de ce samedi. Cette décision fait suite à la rupture des relations entre une banque étrangère et Fincimex S.A, une institution financière cubaine, entraînée par des sanctions imposées par les États-Unis.
Dans un communiqué, la banque a déclaré : "Cette interruption est directement liée à l'ordre exécutif signé le 1er mai par Donald Trump et fait partie de la stratégie d’asphyxie contre le peuple cubain". Fincimex, qui représente une branche du conglomérat Gaesa, a été fortement impacté par ces nouvelles mesures. Ce dernier est déjà sous le coup de sanctions américaines en raison de ses liens avec le gouvernement cubain.
Pression maximale sur l'île
Selon des déclarations de la Banque centrale, la banque partenaire étrangère a indiqué qu'elle ne pouvait plus continuer ses activités avec Fincimex, renforçant ainsi le blocus économique déjà en vigueur contre Cuba. L'administration Trump a intensifié cette pression en qualifiant le régime cubain de "menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des États-Unis. Cette déclaration s'inscrit dans le cadre d'une politique de sanctions visant à affaiblir l'économie cubaine, déjà en difficulté à cause de l'embargo imposé depuis 1962.
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a récemment dénoncé ces mesures, affirmant qu'elles visaient à provoquer une crise humanitaire. "Nous faisons face à des conditions de vie de plus en plus difficiles à cause de cette guerre économique", a-t-il déclaré lors d'une récente réunion avec des fonctionnaires. La situation est d'autant plus préoccupante alors que l'île lutte contre les conséquences économiques de la pandémie de COVID-19.
Réactions et perspectives
Alors que Cuba se défend d'être une menace pour son voisin américain, le gouvernement cubain insiste sur l'importance de Gaesa dans le maintien de l'économie locale. Les experts estiment que ces nouvelles restrictions pourraient exacerber les difficultés économiques des Cubaains, déjà confrontés à une inflation galopante et à des pénuries de biens essentiels.
En attendant, l'avenir économique de Cuba semble de plus en plus incertain, incitant les acteurs financiers à reconsidérer leurs relations avec l'île. Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) des États-Unis a donné jusqu'à vendredi aux entreprises pour ajuster leurs activités, menaçant de nouvelles mesures restrictives.







