Le gouvernement américain a prononcé, le jeudi 4 juin, de nouvelles sanctions économiques contre des figures influentes de Cuba, ciblant notamment le président Miguel Diaz-Canel ainsi que des membres de la famille Castro. Parmi les personnalités sanctionnées figurent le fils et un petit-fils de Raul Castro, bien que ce dernier ne détienne plus de fonction officielle, il demeure un acteur clé des décisions à l'échelle nationale à l'âge de 95 ans.
Également touchés par ces mesures, l'épouse de Diaz-Canel et leur fils, ajoutant à la liste noire du ministère américain des Finances des entités militaires révolutionnaires cubaines. Les sanctions contre Miguel Diaz-Canel lui ont été imposées depuis juillet 2025, illustrant un durcissement des relations entre Washington et La Havane.
Depuis le début de l'année, les relations entre les États-Unis et Cuba se sont nettement détériorées. Washington a mis en place un blocus pétrolier de facto, en imposant de nouvelles sanctions à des entreprises et responsables cubains, tandis qu'il a également inculpé Raul Castro dans une affaire datant de 1996. Donald Trump, quant à lui, a qualifié le régime cubain de "menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des États-Unis, poussant à plusieurs reprises à renforcer la pression sur l'île, en insinuant qu'il pourrait "prendre le contrôle".
Cette escalade des tensions a suscité des réactions variées au sein de la communauté internationale. Des experts, comme Henri Maler, commentent : "La situation à Cuba est plus complexe qu'elle n'y paraît. Les sanctions affectent directement la population, ce qui pourrait engendrer de nouvelles vagues de migrants vers les États-Unis." Ces répercussions, selon plusieurs analystes politiques, risquent de renforcer le patriotisme cubain face à une pression extérieure croissante.







