Le 2 juin, deux Rafale de l’armée de l’Air et de l’Espace ont intercepté plusieurs appareils russes survolant la mer Baltique, a rapporté le commandement de l’Otan via ses réseaux sociaux.
Déployés à la base aérienne de Šiauliai en Lituanie, les Rafale, assistés de deux chasseurs Gripen suédois, ont été mis en alerte pour effectuer des interceptions cruciales. Lors de cette mission, ils ont été impliqués dans des interceptions de six appareils russes.
Parmi les aéronefs ciblés, on retrouvait trois chasseurs Sukhoï, à savoir le Su-35, le Su-24 et le Su-34, ainsi qu'un avion de transport Il-76. Les Gripen suédois ont, pour leur part, pris en charge deux avions de reconnaissance An-12 et An-30. Après une identification visuelle des aéronefs, les Rafale et les Gripen ont assuré un suivi sans escalade et ont escorté les avions russes jusqu'à leur sortie de la zone balte.
Le garde-fou de l'espace aérien balte
Déployée depuis le 1er avril, la mission Baltic Air Policing 71 mobilise une centaine d’aviateurs français pendant quatre mois pour renforcer la sécurité de l’espace aérien des États baltes. Ces pilotes opèrent sous le commandement opérationnel de l’Otan, coordonnés par le Combined Air Operation Center (CAOC) de Uedem en Allemagne, garantissant une réponse rapide à toute incursion.
Les Rafale sont prêts à intervenir dès qu'un appareil sans plan de vol ni contact radio est détecté. Une telle vigilance est vitale pour la protection des nations baltes face à des incursions de plus en plus fréquentes. Ces interceptions témoignent de l'engagement sans faille des forces armées françaises à maintenir la sécurité dans cette région stratégique d’Europe.
Les réactions des experts soulignent l'importance de ces opérations. Un analyste militaire de la Défense note : "Ces interceptions ne sont pas seulement une question de sécurité, elles envoient un message fort, affirmant que l'espace aérien des pays baltes est supervisé et protégé." Cette dynamique témoigne de la coopération renforcée entre les nations membres de l’Otan en réponse aux tensions sécuritaires croissantes.







