L'armée libanaise a annoncé samedi 6 juin la perte tragique de plusieurs de ses soldats lors d'une attaque israélienne au sud du Liban, en dépit d'un cessez-le-feu présumé en place.
« Plus d'un militaire, incluant un officier, a été tué », a déclaré l'armée libanaise dans un communiqué, qualifiant l'opération d'« attaque israélienne brutale » visant un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, le 6 juin 2026. Du côté israélien, les autorités affirment vérifier ces allégations.
Les tensions montent alors que l'armée israélienne a également ordonné l'évacuation de cinq villages situés dans le sud et l'est du Liban, prévenant d'éventuels bombardements contre le Hezbollah. « Évacuez immédiatement et déplacez-vous au nord du fleuve Zahrani », a précisé Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne, sur son compte Telegram.
Une trêve jamais respectée
Mercredi dernier, à la suite de négociations à Washington entre le Liban et Israël, un nouvel accord de cessez-le-feu a été annoncé. Malheureusement, la trêve qui a débuté le 17 avril n'a jamais été respectée. Cet accord exige un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah, tout en permettant à l'armée israélienne de poursuivre ses opérations, ce qui a été rejeté par le Hezbollah. Sur le terrain, les hostilités se poursuivent sans relâche.
Depuis le début du conflit, les frappes israéliennes ont causé plus de 3 560 victimes parmi les Libanais, alors qu'on dénombre 27 soldats israéliens et un civil tué dans le cadre des opérations. Cette escalade de violence soulève de sérieuses inquiétudes quant à une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire dans la région.







