Dans un village paisible du Gers, Jérôme B. semblait mener une vie ordinaire. Pourtant, des signalements troublants surgissaient.
Actuellement en détention pour l’enlèvement de la petite Lyhanna à Fleurance, Jérôme B. ne présentait aucun antécédent judiciaire, même si plusieurs plaintes et signalements concernant des accusations de viols et d’agressions pesaient sur lui.
Le suspect, âgé de 41 ans, vivait à Montestruc-sur-Gers, un village de 600 habitants. Sa femme et ses deux enfants, dont une fille cherchant régulièrement Lyhanna, formaient un tableau familial classique, à l'opposé de la réalité troublante qui est apparue après sa mise en examen.
Jérôme B. travaillait en intérim et avait précédemment occupé des postes d'agent d'entretien dans des établissements scolaires. Il a été licencié il y a cinq ans du lycée de Lectoure, suite à des accusations d'un comportement inapproprié envers une élève, comme l’a souligné la Région Occitanie.
Des comportements inquiétants
Né en 1985, il a fréquenté le collège de Cadours avant d'entrer au lycée professionel à Auch. Dernièrement, un lien troublant a été établi avec la découverte du corps de Lyhanna, trouvé près d'un site où il avait travaillé.
Le 29 mai, Jérôme B. s'est joint aux efforts de recherche pour retrouver Lyhanna. Son implication prend une tournure sombre lorsque les gendarmes l'interpellent le lendemain, soupçonnant son implication dans sa disparition. Il a été filmé en train de prendre la fillette dans sa voiture. En dépit de son arrestation, il reste silencieux face aux enquêteurs.
Les parents de Lyhanna, ayant noté des comportements étranges de la part de Jérôme B. lors d’une soirée pyjama, ont stoppé tout contact avec lui. Leur avocate, Me François Roujou de Boubée, a expliqué que des doutes s'étaient intensifiés concernant la sécurité de leur fille.
Un passé troublant refait surface
La découverte de plaintes antérieures avant la disparition de Lyhanna a provoqué une onde de choc dans le débat public, soulevant des questions sur l’efficacité de la justice. Une plainte pour viol datant de 2025 a mis en lumière les comportements harcelants de Jérôme B. envers la victime présumée, affirmant une proximité inquiétante avec cette famille.
De plus, une jeune fille a reconnu son agresseur sur des images du suspect, apportant des éléments supplémentaires à l'affaire, qui, désormais, inclut quatre plaintes et plusieurs signalements. Cette situation souligne la nécessité cruciale d’une vigilance accrue des autorités face à de tels cas.
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