Samedi dernier, Carcassonne a été le théâtre d'un rassemblement marquant, attirant 600 personnes selon les organisateurs. Cette mobilisation, orchestrée par plus de 25 organisations, dont la CGT, la FSU, et Greenpeace, visait à défendre «la démocratie et les libertés associatives et syndicales» face à la politique controversée du nouveau maire RN, Christophe Barthès, qui souhaite expulser les syndicats de la bourse du travail qu'ils occupent.
Yassin El Kdim, porte-parole du collectif Nous Carcassonne, a souligné : «Nous sommes clairement dans une logique de résistance», ajoutant que la ville serait en «sursis démocratique». Ce rassemblement est intervenu après des appels initiaux du maire pour que les syndicats restituent leurs bureaux, perçus comme «un abus» des ressources publiques.
Le maire assure qu'il respecte la liberté syndicale mais critique la présence de ces bureaux, déclarant : «profiter des largesses de ceux que l'on dénigre, je regrette mais c'est terminé». Arthur Peyne, cosecrétaire local de la CGT, a tempéré ces propos en déclarant que «ce n'est pas que l'extrême droite» qui agresse les syndicats, soulignant le climat économique tendu qui encourage de telles attaques.
Yassin El Kdim a également averti : «Nous sommes un laboratoire pour l'extrême droite. Ce qui se passe ici pourrait se reproduire à l'échelle nationale en 2027». Les actions de Barthès, telles que le retrait du drapeau européen de la mairie et la suppression de la subvention à la Ligue des droits de l'homme, alimentent un climat de tension au sein de cette commune de 50 000 habitants. Une inquiétude grandissante pour de nombreux habitants et acteurs politiques, qui redoutent un avenir instable pour leurs droits.







