Mercredi, Donald Trump a annoncé que les États-Unis "allaient attaquer" l'Iran, accusant ce pays de se moquer des négociations en cours. Le secrétaire général de l'ONU a exprimé ses inquiétudes quant à un possible retour à une "guerre totale" au Moyen-Orient.
"Nous allons les attaquer, les attaquer très durement", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale. Trump a révélé qu'il était proche de finaliser un accord, mais que l'Iran continuait de le frustrer par ses retards.
Les tensions ont été agitées à la veille de la Coupe du monde, où l'Iran jouera sur le sol américain. Plus tôt dans la journée, le président avait révélé sa déception face à un Iran qu'il accusa de "traîner" et qu'il devra "payer" pour ses actions.
Malgré ses annonces optimistes d'un "très bon accord" en préparation, des échanges de tirs ont eu lieu peu après, exacerbant les tensions. Le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que la diplomatie est compromise par l'escalade militaire et les violations au cessez-le-feu surveillé par les États-Unis depuis avril.
Ce climat incertain a entraîné des attaques de l'Iran contre des bases américaines situées à Bahreïn et en Jordanie, en réponse aux frappes américaines sur son territoire, déclenchées après la destruction d'un hélicoptère américain.
Du côté de l'armée du Koweït, l'on a rapporté des affrontements avec "des cibles aériennes hostiles". Bahreïn a indiqué avoir intercepté plusieurs attaques, et l'armée jordanienne a annoncé avoir détruit des missiles visant une base américaine.
Les États-Unis ont également signalé avoir neutralisé un pétrolier essayant de contourner leur blocus des ports iraniens.
Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a condamné "l'escalade des attaques et de la rhétorique" survenues récemment, avertissant d'un potentiel glissement vers une guerre ouverte dans le Golfe.
Des négociateurs qataris ont cependant été vus à Téhéran, symbolisant les efforts continus de médiation entre Washington et Téhéran.
Suite aux récentes frappes, l'histoire du porte-container Settebello, ciblé au large d'Oman, a également fait surface, suscitant des inquiétudes concernant la sécurité maritime dans la région.
Sur le dossier nucléaire, la situation s'intensifie, les États occidentaux soupçonnant l'Iran de tenter de développer une capacité nucléaire militaire. Cette notion a été vigoureusement rejetée par Téhéran, qui exige que les informations sur ses matières nucléaires soient discutées dans un cadre pacifique.
Des conflits entre l'Iran et Israël ont également rehaussé les tensions, avec des frappes réciproques signalées, rendant le cessez-le-feu encore plus fragile.
La situation au Liban, où des frappes israéliennes ont causé des pertes humaines, continue d'inquiéter les observateurs internationaux. L'ONU a également annoncé une mission pour examiner les violations des droits humains dans la région.
Dans un contexte déjà tendu, toute nouvelle escalade pourrait avoir des répercussions sévères non seulement pour les nations impliquées, mais également pour la stabilité régionale, comme l'a souligné un expert de la politique internationale auprès de France 24.







