La Russie est confrontée à une crise sévère du carburant, exacerbée par des frappes de drones ukrainiens ciblant ses raffineries de pétrole. Ces attaques ont eu un impact significatif sur les capacités de production, entraînant des restrictions sur les ventes d'essence dans plusieurs régions, y compris à Moscou.
Les répercussions sont déjà visibles sur le marché : selon des rapports, les stations-service de Lukoïl limitent les ventes à 100 litres par personne, tandis que celles de Gazprom fluctuent entre 100 et 150 litres. Dans l'oblast de Belgorod, située à la frontière ukrainienne, des restrictions encore plus sévères ont été mises en place, interdisant aux automobilistes de faire le plein dans certaines stations du réseau Rosneft.
Les territoires ukrainiens occupés sont également touchés
Des pénuries se font également sentir dans les régions ukrainiennes occupées, comme Louhansk, où les stations-service ont été contraintes d'instaurer une limite de 20 litres par client. La Crimée, annexée illégalement par la Russie, devient le premier territoire où la vente de carburant en espèces a été arrêtée, comme l'a rapporté Euronews.
Le régime de Vladimir Poutine en difficulté
Les autorités évoquent des "difficultés temporaires" et des "réparations imprévues" pour justifier ces restrictions. Dans un contexte où l'économie russe fait face à des défis considérables, ces événements perturbent un dispositif déjà fragilisé. Selon Euronews, la production de pétrole raffinée pourrait chuter à 4,58 millions de barils par jour en mai, une baisse de 13 % par rapport à l'année précédente, et le plus bas niveau depuis 2009.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky dépeint la situation comme un signe des difficultés croissantes de la Russie, affirmant que le pays "allait droit dans le mur d'une crise bien réelle". Bien qu'il ait proposé une rencontre pour négocier une fin au conflit, sa proposition a été refusée par Poutine, comme l'indique la Dépêche.







