Des centaines de partisans de Roberto Sanchez, candidat de gauche à la présidence péruvienne, ont exprimé leur mécontentement samedi soir à Lima en réaction aux résultats partiels du scrutin qui montrent une avance de son adversaire de droite, Keiko Fujimori. Une semaine après le second tour, le pays reste profondément divisé sans vainqueur clair.
Vendredi, Roberto Sanchez a proposé à Keiko Fujimori d'envisager conjointement un recomptage intégral des votes, mais cette suggestion a été catégoriquement rejetée par le camp de la candidate. « Pour la justice et la dignité, Fujimori plus jamais », scandait la foule, qui s'est rassemblée dans le centre de la capitale, défila derrière une grande banderole proclamant « Non à la fraude! ».
Les manifestants ont pris la direction du siège du Jurado Nacional de Elecciones (JNE), protégé par un important dispositif policier. Avec près de 98,5 % des procès-verbaux comptabilisés depuis le second tour du 7 juin, les résultats montrent 50,05 % des voix en faveur de Keiko Fujimori contre 49,95 % pour Roberto Sanchez, selon l'Office national des processus électoraux (ONPE).
Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, dont le régime dans les années 1990 a été marqué par des violences, des accusations de corruption et des crimes contre l'humanité, devance son adversaire d'environ 18 500 voix sur un total de plus de 18 millions de votes comptabilisés.
Le dépouillement est maintenant entré dans sa phase finale, avec l'examen des procès-verbaux contestés et des recours judiciaires. Selon le responsable de l'autorité électorale, le résultat définitif pourrait ne pas être connu avant deux semaines, à cause de la nécessité d'examiner ces recours, comme le rapportent plusieurs médias locaux.







