Emmanuel Macron a affirmé que les capacités d'uranium hautement enrichi de l'Iran devaient être "neutralisées" sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Dans un contexte diplomatique délicat, notamment après l'annonce par Donald Trump d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, Macron a souligné l'importance de la gestion des stocks d'uranium hautement enrichi. Cet accord, annoncé le 14 juin, doit conduire à une fin des hostilités au Moyen-Orient et à une nouvelle phase de discussions diplomatiques de 60 jours.
Le président français a abordé le sujet lors du journal télévisé de 13 Heures de TF1, déclarant qu'il était crucial de neutaliser les capacités d'uranium enrichi en Iran. ‘‘Cette action doit se faire sous la supervision de l'AIEA’’, a-t-il précisé, depuis Évian-les-Bains, où se tient actuellement le sommet du G7.
Un accord solide et sérieux
Macron a néanmoins proposé deux solutions pour la gestion de l'uranium : "Soit il faut sortir cet uranium et le transférer dans un pays tiers, soit il faut le diluer sur place sous le contrôle de l'AIEA". Il a ajouté l'importance d'un suivi strict par cette agence, afin d'éviter que l'Iran puisse se réorganiser pour enrichir de nouveau l'uranium dans le futur. L’objectif est de parvenir à un "accord solide et sérieux" permettant d'envisager une levée des sanctions internationales contre l’Iran.
Des experts en relations internationales, tel que Jean-Pierre Dussart, soulignent que la fermeté de Macron pourrait ouvrir la voie à un dialogue plus productif, bien qu'il reste des incertitudes quant à la volonté de Téhéran de collaborer. Les enjeux restent élevés dans cette région du monde, où l'équilibre des puissances est toujours fragile.







