Le maire de Besançon a annoncé qu'un compromis serait envisagé avec l'artiste Nacle concernant la fresque géante dédiée à Lyhanna et aux enfants victimes de violences. Actuellement, l'œuvre ne sera pas effacée, car une rencontre entre le graffeur et le premier magistrat de la ville est prévue prochainement.
Cette fresque, peinte sans autorisation sur un mur non destiné à l'art, est située sur le boulevard Diderot, non loin d'un établissement scolaire. Son message, axé sur la protection de l'enfance, a suscité des réactions diverses. Dans un communiqué, la mairie a fait savoir : "L’artiste aurait dû demander les autorisations nécessaires et ne pas laisser la collectivité devant le fait accompli".
Des soutiens et des félicitations pour l'artiste
Malgré l'intention initiale de la mairie d'effacer l'œuvre, la fresque, représentant une allégorie de la justice avec des éléments symboliques forts, attire l'attention des passants. Certains automobilistes klaxonnent en soutien, tandis que des piétons font halte pour discuter avec l'artiste, témoignant de leur approbation concernant son œuvre.
Le maire a souligné qu'il ne remet pas en cause le message social véhiculé par la fresque, mais insiste sur la nécessité de respecter les espaces réglementés pour l'expression artistique. La mairie se positionne fermement : "Le statut de street artiste ne confère pas de droits supplémentaires".
Bien que la date de la rencontre ne soit pas encore annoncée, un objectif clair émerge : travailler à la création de nouveaux espaces d’expression pour les artistes, un projet soutenu par de nombreuses voix dans la communauté qui plaident pour davantage de liberté artistique et d'engagement dans des initiatives locales.







