Bien que se montrant furtif sur le plan sportif, le Rassemblement national prend néanmoins position pour dénoncer les excès liés aux événements footballistiques. Dans ce contexte, le parti, dirigé par Marine Le Pen, se distingue des autres formations politiques.
Suite au match entre la France et le Sénégal, disputé le 16 juin, le RN se retrouve pris au piège d'une contradiction : comment afficher son soutien aux Bleus tout en restant fidèle à sa position traditionnelle sur le football ? L'édition de la Coupe du Monde pourrait bien contraindre le parti à ajuster son discours à l'égard du sport roi en France. Contrairement à de nombreux membres de la classe politique, Le Pen et Jordan Bardella se gardent de faire des commentaires sur les compétitions ou les succès des Bleus.
Valentin Guéry, maître de conférences à l’Université Paris-Nanterre et auteur d'une recherche sur les représentations du sport par les partis politiques, interroge cette position : "Le Rassemblement national tente de s'intégrer dans cette euphorie collective et fait de moins en moins le choix de s'en éloigner. Avec leur ancrage sur l'échiquier politique, ils évitent de trop polémiquer", observe-t-il.
Le PSG : un modèle controversé pour le RN
La récente victoire du PSG en finale de la Ligue des champions illustre ce paradoxe. Marine Le Pen a choisi de ne pas publier de messages d'encouragement à l’équipe, se concentrant plutôt sur les débordements qui ont entouré la victoire lors de la soirée du 30 mai. Ainsi, le club parisien représente un "cocktail dans lequel le RN ne veut pas se reconnaître", soulignant la tension entre le soutien manifeste à l’équipe nationale et les réserves sur le monde du football professionnel.







