Les choses évoluent rapidement au Moyen-Orient. Washington a récemment publié les termes du protocole d'accord avec l'Iran, qui stipule que Téhéran devra diminuer ses réserves d'uranium enrichi. Cette avancée est perçue par les autorités américaines comme un élément crucial dans leur plan visant une résolution rapide du conflit, avec une signature officielle attendue en Suisse dès ce vendredi.
Concrètement, les discussions à venir porteront sur la mise en place d'un cadre sous supervision internationale, visant à réduire les stocks iraniens d'uranium. Un officiel américain a déclaré que ce plan serait "un geste significatif de la part de Téhéran".
Dilution de l'uranium et encadrement international
Un haut responsable chez les États-Unis a indiqué que la solution privilégiée impliquerait une "méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique). Ce contrôle est essentiel pour garantir la transparence du programme nucléaire iranien. "L'acceptation de cette démarche serait une victoire majeure pour les États-Unis", a-t-il ajouté.
Cependant, il a aussi mentionné que ces engagements sont pour l'instant une base de discussions : "Il reste encore des détails à négocier pour finaliser cet accord. Nous sommes à l’aube d’une phase cruciale de deux mois de pourparlers", a-t-il précisé.
Carotte économique et levée des sanctions
En parallèle, les États-Unis prévoient un soutien économique massif, avec une promesse d'au moins 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran, sous condition d'un accord satisfaisant sur le nucléaire. "Ce montant est présenté en tant qu'objectif global, mais ne contraint en rien les États-Unis à débourser cette somme directement", a souligné le responsable américain.
Une levée des sanctions pourrait être envisagée, à condition que l'Iran respecte ses engagements. "Si un accord définitif est atteint, cela pourrait entraîner un assouplissement des sanctions, permettant à l'Iran de relancer des projets économiques critiques", a-t-il affirmé.
Un calendrier déjà en marche
Une fois l'accord signé, l'Iran pourrait rapidement recommencer à exporter du pétrole. L'objectif étant de réduire progressivement les sanctions, dans l'espoir de stabiliser une région déchirée par des conflits ayant causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Le prochain enjeu cruciale serait la réouverture du détroit d'Ormuz, vital pour le transport de pétrole au niveau mondial.







