La mairie de Dijon lance un projet audacieux visant à transformer la partie nord du centre-ville, un espace situé entre la place de la République et le quartier des antiquaires. Cette initiative vise à privilégier les piétons et les cyclistes tout en diminuant le nombre de places de stationnement.
Actuellement, ce secteur voit circuler environ 4 000 véhicules par jour, avec une offre de 320 places de stationnement, qui devrait être réduite à 250 d'ici deux ans. Un des axes principaux concernés est la rue Jean-Jacques Rousseau où des changements significatifs sont envisagés, tels que la suppression du parking de la petite place des halles Champeaux.
Le projet a été présenté lors de deux réunions publiques en juin dernier, suscitant un intérêt notable. Mickaël Pereira, président de l'union locale des commerçants et propriétaires du magasin "Thés et Café", a exprimé un soutien enthousiastes : "Cela fait cinq ans que nous plaidons pour une telle initiative. Apaiser la circulation sur la rue Jean-Jacques Rousseau est essentiel pour transformer ce quartier en véritable prolongement du centre-ville".
Des choix essentiels : piétons ou circulation limitée ?
Deux scénarios sont à l'étude : transformer l'ensemble du quartier en zone piétonne ou maintenir un sens de circulation unique. Dans les deux cas, environ 70 places de stationnement seront supprimées. Selon Dominique Martin-Gendre, adjointe au maire : "Nous avons déjà 6 000 places de parking accessibles dans les rues avoisinantes".
Elise, propriétaire du magasin de cuisine SBAC, ne craint pas cette réduction de stationnement. "Les clients trouvent toujours un moyen d'accéder à mon magasin, même sans pouvoir se garer juste devant", souligne-t-elle.
Le scénario privilégié semble être celui qui permet la circulation dans un sens unique. Les propositions restent ouvertes à consultation et pourraient évoluer en fonction des retours des citoyens. Les travaux devraient débuter cet automne, avec une finalisation prévue pour le printemps 2028. Tous sont invités à donner leur avis, que ce soit pour ou contre, car la transformation de l’espace public concerne chacun. Participez à la consultation !







