Dans un entretien exceptionnel accordé à Blast, Raphaël Arnault, ancien porte-parole de la Jeune Garde et député LFI du Vaucluse, s'exprime pour la première fois depuis le décès du militant Quentin Deranque, survenu à Lyon au début du mois de février. En pleine tourmente politique, il affirme que « la France Insoumise » n'est pas impliquée dans cette affaire et qu'il entend poursuivre son mandat au sein de l'Assemblée nationale.
Lors de cette interview, diffusée le 1er avril, Arnault revient sur le rôle de la Jeune Garde dans cet épisode tragique et la vague de violence qui a suivi. Des membres de ce groupe ont été mis en examen en lien avec la mort de Deranque, ce qui a suscité une intensité médiatique autour de la situation. Ce dernier, proche des milieux néonazis, a été impliqué dans des déclarations controversées qui alimentent le débat autour de la violence politique en France. « Je sais qu'il n'aurait jamais voulu qu'une telle violence se déchaîne », déclare Arnault, défendant l'intégrité de son collaborateur parlementaire, Jacques Élie Favrot, également impliqué dans l'affaire.
Un climat de tension et de peur
Raphaël Arnault admet avoir ressenti une peur intense quant à une escalade de violence dans le pays. « J'avais l'impression que toute prise de parole risquait d'envenimer la situation », souligne-t-il, en évoquant les menaces de mort qu'il a reçues. Dans un contexte de tension, il considère qu'une communication inappropriée aurait pu aggraver les choses.
Le député note que les images de la rixe entre militants d'extrême gauche et d'extrême droite ne concordent pas avec les valeurs revendiquées par la Jeune Garde. « Il est impératif de défendre nos idéaux sans céder à la violence », ajoute-t-il, insistant sur le fait que les méthodes de combat ne doivent jamais être la résolution de conflits.
Une gauche menacée ?
Arnault évoque l’« extinction de la gauche » comme étant une préoccupation majeure. « La droite et l'extrême droite semblent indifférentes à la violence politique », déclare-t-il. Il cite également des personnalités comme Rima Hassan, en proie à des attaques de cyberharcèlement, et Bally Bagayoko, confronté à de fausses informations racistes, pour illustrer ce climat de hostility envers la gauche.
Malgré les pressions politiques pour démissionner, il insiste sur le fait qu'il continuera à exercer ses fonctions de député. « Je suis ici pour défendre mes idéaux et mon mandat », conclut-il. Au total, neuf personnes ont été mises en examen dans le cadre de l'enquête entourant la mort de Quentin Deranque, qui constitue un nouvel épisode de tension politique en France.







