Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, a clairement exprimé son désaccord avec le concept de « nouvelle France » proposé par Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, cette approche communautariste ne parvient pas à aborder les véritables enjeux de la société.
Lors d'une récente interview sur France Inter, Roussel a argué que la vision de Mélenchon « contribue à fracturer la France » et « occulte le combat de classes ». Il a ajouté que « la manière dont pose la question Jean-Luc Mélenchon ignore complètement l'exploitation des hommes », mettant en avant que de nombreux compatriotes, notamment des travailleurs d'origine immigrée, souffrent toujours d'une exploitation systématique.
Roussel estime que le principe de la nouvelle France « essentialise les gens » plutôt que de promouvoir l'égalité des droits pour tous les citoyens, quelle que soit leur origine ou croyance. Il prône plutôt une « nouvelle République » qui défend l’égalité stricte et lutterait contre les discriminations vécues par certains groupes, notamment les personnes de confession musulmane et les minorités ethniques, souvent stigmatisées par les médias, comme il l'a noté.
En tant que potentiel candidat à la présidentielle, Fabien Roussel a renvoyé la question d'une candidature à son congrès de juillet. Malgré une performance de 2,28% aux dernières élections, il insiste sur l'importance d’« une candidature portant un projet de rupture après dix ans d'Emmanuel Macron ». Cette démarche vise à unifier la gauche autour d'un projet qui examine les véritables luttes sociales, au-delà des divisions communautaristes.







