Emmanuel Macron se rendra en Andorre les 27 et 28 avril, où il exercera ses fonctions également en tant que co-prince. Ce rôle unique se partage avec Mgr Josep-Lluis Serrano Pentinat, évêque d'Urgell. La principauté andorrane, blottie entre la France et l'Espagne, conserve ainsi un caractère historique singulier, fruit d'une tradition qui remonte au XIIIe siècle.
Bien que l'Andorre soit une nation autonome, dotée de son propre gouvernement et de sa constitution, la présence de co-princes symbolise l'indépendance politique du pays comme le souligne le site officiel de la maison de la principauté.
« Les co-princes représentent la continuité d’Andorre et ses engagements internationaux, inscrits dans la Constitution adoptée en 1993 », explique un rapport du Conseil Général. Ce pouvoir partagé, entre la figure laïque et celle religieuse, est essentiel pour maintenir l’équilibre à travers l’histoire tumultueuse des relations entre Andorre et ses voisins.
Une tradition ancestrale
Ce couplage institutionnel, entre Emmanuel Macron et Mgr Serrano, n'interfère pas avec la gestion quotidienne du pays, qui est administrée par le Conseil général, composé de 28 députés. Les traités signés en 1278 et 1288 par l’archevêque d’Urgell et le comte de Foix sont à l’origine de cette configuration politique, marquant la fin des conflits territoriaux. Le site Andorra Turisme souligne que cette convention historique a été un pilier pour la création de l'État andorran.
Des discussions sur des enjeux sensibles
Lors de ce voyage, Emmanuel Macron aborde la question de l'avortement, un sujet délicat puisqu'Andorre reste l'un des rares États européens à interdire l'interruption volontaire de grossesse, même dans des situations critiques. L'Élysée a confirmé qu'il discutera également de l'accord d'association avec l'Union européenne, un sujet qui soulève de nombreuses interrogations parmi les citoyens andorrans.
Cette visite est donc bien plus qu'une simple rencontre diplomatique ; elle représente une continuité des relations entre la France et Andorre, tout en plaçant Emmanuel Macron au cœur de débats cruciaux pour l'avenir de la principauté.







