Le chef du gouvernement français, Sébastien Lecornu, affiche une fermeté renouvelée face aux violences urbaines qui ont éclaté après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. Cette nuit de chaos a entraîné des dégradations massives, poussant l'exécutif à envisager un arsenal législatif strict afin de faire payer directement les auteurs de ces actes.
Dans cet élan, Lecornu a demandé à ses ministres de travailler sur un dispositif législatif visant à instaurer le principe du « casseur-payeur », qui permettrait à l'État de récupérer les sommes nécessaires pour les réparations en prélevant les aides sociales des délinquants, une mesure similaire à celle mentionnée dans des réflexions législatives antérieures, selon Thibault de Montbrial.
Le bilan des dégradations continue de s'alourdir avec 890 interpellations et 178 policiers blessés, un bilan qui représente une hausse alarmante de 45 % par rapport aux précédentes célébrations du club. Le coût total des destructions est déjà estimé à 120 000 euros à Paris, tandis que d'autres départements en France ont également été touchés par ces débordements.
Des voix s'élèvent pour soutenir l'initiative
Lors d'une récente séance à l'Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son soutien à cette réflexion sur la responsabilité financière individuelle des délinquants. À l’initiative d'un député Les Républicains, Corentin Le Fur, une proposition de loi a été évoquée, et Nuñez a affirmé que le gouvernement était « ouvert à toute étude » et « toute réflexion » sur le renforcement des sanctions pour les auteurs de violences. Ce projet pourrait se retrouver intégré à la future loi « Riposte », actuellement en préparation.
Avec un climat d'insécurité grandissant, cette initiative gouvernementale suscite des opinions variées dans le paysage politique et social, certains y voyant une nécessité, tandis que d'autres mettent en garde contre les dérives possibles d'une telle politique.







