Ce jeudi, environ une centaine de personnes se sont réunies devant l'annexe Bartholdi et la mairie de Belfort, en réponse à l'annonce de la municipalité de ne pas renouveler les postes d'intervenants sportifs et musicaux dans les écoles élémentaires. Organisée par la CGT, cette mobilisation visait à exprimer l'indignation des parents, des enseignants et des syndicats face à cette décision.
Un comité technique controversé
Le comité technique prévu ce jeudi avait pour but de confirmer l'arrêt des interventions professionnelles dans les établissements scolaires. À cette occasion, les représentants syndicaux ont appelé à la mobilisation pour faire entendre leur voix. Des parents et intervenants ont notamment exprimé leur désaccord en huant le maire, Damien Meslot, qui a tenté de rassurer en précisant que l'enseignement ne serait pas impacté, malgré le fait que les cours de sport et de musique seraient désormais uniquement assurés par des enseignants moins spécialisés.
La validation de cette décision est imminente, car une nouvelle réunion est programmée pour le 16 juin, où la mesure devrait être adoptée officiellement. Pour s'opposer à la décision municipale, une pétition a également été lancée en ligne, récoltant de nombreux soutiens.
Les inquiétudes s'étendent aux services de soin
La mobilisation a également attiré des employées du CCAS de Belfort, qui se sont jointes aux manifestants en raison de récentes annonces de réduction des services de soin et d'aide à domicile, jugés défaillants par la ville. Ces salariées dénoncent non seulement le fond de ces décisions, mais aussi leur annonce dans les médias sans consultation préalable.
Cette situation souligne l'inquiétude croissante au sein des communautés locales concernant l'avenir des services de proximité et l'analyse des priorités éducatives dans la ville. Alors que la jeunesse mérite un accès à des interventions de qualité, le débat autour des investissements dans l'éducation artistique et sportive est plus que jamais d'actualité.
Les revendications des manifestants étaient clairement affichées, réclamant à la fois le maintien des intervenants et une réflexion sur les avenir des services éducatifs de la ville.







