Les partisans de La France Insoumise (LFI) se frottent les mains face à la difficulté pour les autres factions de gauche de dégager un mode de désignation pour leur candidat. "Il faut s'y mettre", a subtilement exprimé Manuel Bompard, coordinateur national de LFI.
En à peine un mois, plusieurs personnalités politiques s'apprêtent à tenir leur premier meeting de campagne. Gabriel Attal, candidat Renaissance, a ouvert le bal le week-end dernier à Porte de Versailles. Dimanche prochain, Jean-Luc Mélenchon, figure emblématique de LFI, se produira à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Bompard et ses camarades observent avec amusement les errements du Parti Socialiste (PS), qui peine à s'accorder sur une méthode de sélection de son représentant. “L’élection présidentielle approche à grands pas”, a-t-il souligné ce vendredi sur Franceinfo, ajoutant que “sinon, ils vont déclarer leur candidature une fois que le scrutin sera terminé.”
Mélenchon, engagé dans la course à l'Élysée depuis le 3 mai, attend les résultats de la primaire de Bagneux, prévue pour le 11 octobre, censée désigner un candidat des partis de gauche, hors LFI. Le hic réside dans le fait que, hormis la candidate des Verts, Marine Tondelier, peu semblent enclins à participer.
Pour sortir de cette impasse, le PS envisage une “double primaire”, comme l’a récemment annoncé Olivier Faure. Il souhaite organiser un premier tour entre ses membres, ainsi que ceux de Place Publique, dirigé par Raphaël Glucksmann, suivie d'une élection plus large. Les militants devront se prononcer d'ici le 9 juillet, avec l'espoir qu'un candidat puisse représenter la gauche en octobre.
Bompard ne cache pas son amusement face à cette situation : “On en est à proposer une double primaire, peut-être que la prochaine étape sera un tournoi”.
Enfin, il a tendu la main aux autres forces de gauche, à l'exception du PS : “Nous avons déjà une dynamique avec Jean-Luc Mélenchon. Écologistes et communistes, rejoignez notre alliance populaire.”







