Ce dimanche 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne à Saint-Denis, une ville symbolique pour La France Insoumise. Bien que choisie pour représenter la nouvelle identité multiculturelle de la France, l'événement n'a pas vu un métissage particulièrement représentatif.
La ligne 13 était bondée de militants et de curieux ce jour-là. À 14 heures, sous un soleil de plomb, les Parisiens se dirigeaient vers la basilique de Saint-Denis où le candidat avait prévu de s'exprimer une heure plus tard. Récemment, avec la victoire du maire Bally Bagayoko, les Insoumis cherchent à faire de cette ville un emblème de leur vision d'une France renouvelée. Cependant, cette aspiration à une France desservie par l’immigration semblait encore lointaine alors que Mélenchon se préparait à monter sur scène.
"Il défend l’augmentation des salaires"
Gilles, un militant de longue date et retraité, partage son soutien : "Je suis là pour promouvoir l'augmentation des salaires. Mélenchon sait parler au peuple." Il exprime ses inquiétudes face à la montée des tensions sociales, rappelant les années 1930. Jeanne, une Parisienne de 25 ans, est venue découvrir le programme du candidat; elle n’est pas encore convaincue de voter pour lui en 2027, déplorant la division à gauche.
"Mélenchon peut y arriver"
Dans la foule, des drapeaux tricolores flottaient aux côtés de ceux de La France Insoumise. Gérard, vêtu sobrement, admire le programme de Mélenchon, qu'il considère “cohérent”. Pour lui, la lutte pour la gauche unie est primordiale : "S'il parvient à rassembler le Parti communiste, les écologistes et une partie du PS, il pourrait monter au second tour. Même les électeurs de droite pourraient choisir de voter pour lui contre Marine Le Pen."
"J’hésite entre le PS et LFI"
Les supporters de Mélenchon ne sont pas tous unanimes face aux accusations d'antisémitisme qui circulent autour de lui. Gilles défend son leader, affirmant que ces accusations sont exagérées par les médias. D'autres, comme Gérard, admettent des maladresses, mais restent concentrés sur les enjeux du programme. Zoubir s'inquiète de l'avenir de la France, affirmant qu'avec Mélenchon, la direction de l'État serait plus authentique.
En sourdine, la question de la démocratie interne à La France Insoumise se fait entendre. Jeanne s’inquiète des problèmes internes, affirmant qu’ils devraient être abordés sans relation avec l’antisémitisme. En quittant le rassemblement, Aya, une étudiante, exprime son indécision entre le PS et LFI, se remémorant les préoccupations antérieures du candidat envers les religions.
Alors que le meeting touche à sa fin, les chants populaires résonnent, marquant une journée qui aura suscité autant d’enthousiasme que de préoccupations. Une atmosphère électrisante mais complexe, reflet de la situation politique actuelle en France.







