Lors d'une intervention sur BFMTV le 8 juin, Gérald Darmanin a qualifié de "dysfonctionnement absolument terrifiant" le traitement judiciaire qui a conduit à la mort de la jeune Lyhanna.
Selon des sources fiables, le suspect, Jérôme Barella, avait déjà fait l'objet de neuf procédures judiciaires. Il était également en suivi pour des antécédents judiciaires avant le drame.
"Ce n'est pas un problème de moyens ou de personnel, mais un problème de fonctionnement", a déclaré Darmanin, soulignant que des mesures auraient pu être mises en place pour éviter cette tragédie. Il a également mentionné le manque de signalements adéquats et d'interventions nécessaires concernant la protection des enfants en danger.
Une évaluation claire des responsabilités
Gérald Darmanin a affirmé que la responsabilité incombait à plusieurs acteurs, notamment à la justice, à la police, aux gendarmes et aux collectivités locales. Il a admis qu'il avait été peut-être trop clément en demandant l'application de ses directives.
En référence au cas de Lyhanna, le ministre a rejeté la nécessité d'ajouter encore plus de moyens ou de lois, mises à part des ajustements organisationnels essentiels pour prévenir des situations similaires à l'avenir.
"Nous avons failli. On aurait dû collectivement ne pas traiter cette affaire comme n'importe quelle autre affaire", a-t-il révélé.
Il a souligné l'importance de prioriser la protection des jeunes et a exprimé qu'il devait y avoir des vérifications plus rigoureuses quant aux contacts du suspect avec d'autres enfants.
Interrogé sur une potentielle démission, Darmanin a affirmé qu'il ne partirait pas en pleine crise : "Si je pensais que ma démission pouvait améliorer la situation, je l'aurais envisagée". Ses déclarations évoquent non seulement des failles dans le système, mais aussi une volonté de réformer et de prévenir de futurs drames.







