Face à des négociations jugées trop lentes, Donald Trump a pris la décision d'intensifier les frappes militaires sur l'Iran, cherchant ainsi à accroître la pression sur le régime des Mollahs.

Dans la nuit de jeudi, les bombardements ont repris, marquant la deuxième nuit consécutive d'opérations militaires américaines en Iran. Bien que le bilan des victimes reste incertain, ces attaques sont perçues comme une réponse à un incident militaire, en l'occurrence le crash d'un hélicoptère américain. Comme le souligne le New York Times, “Donald Trump et le secrétaire à la défense Pete Hegseth ont clarifié que ces frappes n'étaient pas simplement des représailles, mais un moyen de faire pression sur Téhéran.”

Le Pentagone a décrit ces attaques comme un acte de ‘diplomatie coercitive’. Hegseth a affirmé lors d'une conférence de presse que “si des négociations par le biais de bombes étaient nécessaires, nous y allions. Nous avons cette compétence plus que quiconque.” Le Wall Street Journal a également rapporté cette déclaration, soulignant la détermination de l'administration Trump à obtenir des concessions de la part de l'Iran.

Plus tôt dans la semaine, Trump a exprimé son impatience concernant la lenteur des pourparlers, affirmant que l'Iran devrait “payer le prix” de cette stagnation. Selon son avis, il suffirait à Téhéran de “signer un bout de papier” pour avancer, même s'il avait lui-même annoncé que les discussions étaient sur le point d'aboutir. Le CNN note que, malgré sa volonté de dialogue, Trump semble avoir atteint ses limites concernant la patience diplomatique.

Les perspectives d'une avancée diplomatique se sont assombries lorsque des médiateurs qataris sont retournés de Téhéran sans avoir progressé. Comme le rapporte le CBS News, ces frappes ont le potentiel de compromettre un cessez-le-feu déjà fragile, rendant les attaques d'envergure entre les deux nations plus probables après plusieurs mois d'hostilités limitées.

Le détroit d’Ormuz sous tension

Trump a aussi mentionné au correspondant de Fox News qu’il avait reçu un appel direct de responsables iraniens demandant la fin des frappes, un développement qui pourrait indiquer un intérêt à désamorcer la situation. Les bombardements, qui ont visé des installations à proximité de Téhéran et dans le golfe Persique, se sont calmés, sans toutefois écarter une escalade rapide si un accord n'est pas signé.

Par ailleurs, plusieurs médias, dont NBC News, rapportent que des acteurs du secteur de la défense se déplacent vers la Maison Blanche pour aborder la question des stocks de missiles disponibles, le président exprimant ses préoccupations à cet égard.

Les Gardiens de la Révolution, quant à eux, affirment avoir mené des frappes contre des bases américaines à Bahreïn et au Koweït, revendiquant l'attaque de “dix-huit cibles militaires américaines”. Par ailleurs, Amir Saeid Iravani, représentant iranien aux Nations unies, a souligné que l'Iran “n’a jamais négocié sous la menace et la pression”, alors que Téhéran a allégué avoir fermé le détroit d’Ormuz, bien que l’armée américaine ait démenti cette information.