La cheffe des Écologistes reste attachée à une primaire à gauche, tout en préparant un plan B si cette initiative échoue.
Marine Tondelier se trouve à un carrefour décisif à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. D’une part, elle défend avec ferveur l’idée d’une primaire unificatrice à gauche. D’autre part, elle réalise qu'il est prudent de se préparer à l’éventualité où cette primaire ne se matérialiserait pas.
La perspective d’une primaire semble de plus en plus lointaine, comme l'indique le HuffPost. "Si la primaire n’a pas lieu, la responsabilité en incombera totalement au Parti socialiste", a-t-elle affirmé sur Franceinfo le 10 juin. Les tensions internes au sein du PS accaparent l’attention, alors que certains de ses membres se tournent vers Raphaël Glucksmann, résistant à toute idée de primaire.
Jean-Luc Mélenchon, déjà en campagne, rejette également l'option d'un vote préliminaire. "La primaire est révolue. Nous avons l’honneur de mener le combat en première ligne", a-t-il déclaré à Saint-Denis lors de son premier meeting de campagne.
Le plan B de Marine Tondelier
Face à ce constat, Marine Tondelier élabore un plan alternatif. D’après un communiqué des Écologistes, en cas de non-réalisation de la primaire, elle poursuivra sa campagne présidentielle centrée sur ses valeurs et ses idées.
Malgré son intention de candidater, elle continue à plaider pour l'union des forces de gauche. Toutefois, cette situation suscite des inquiétudes au sein de son parti. "Je suis extrêmement préoccupée par l’avenir des Écologistes. Si nous n’avons pas de débat stratégique, la direction nous enferme dans une impasse", a alerté Sandrine Rousseau sur Sud Radio.
Un membre anonyme du conseil fédéral des Verts a exprimé sa frustration : "Tout ce qu'elle tente de faire, c'est de faire valoir sa propre candidature à la présidentielle, au mépris des instances et du bon sens", a-t-il déclaré à Politico.







