Banquier d'affaires et entrepreneur, Matthieu Pigasse pourrait bien devenir un candidat à la présidentielle. Il déclare être « prêt » à offrir une alternative radicale à gauche si cela s'inscrit dans une dynamique unitaire.
« Il est crucial d'écouter l'appel à la radicalité que ressentent de nombreux citoyens », explique-t-il, après avoir collaboré avec des figures telles que Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius dans les années 90. « La social-démocratie, dont je viens, ne répond plus aux attentes ».
Une vision radicale pour une transformation en profondeur
Matthieu Pigasse plaide pour une « gauche radicale de gouvernement », dénonçant la politique de l’offre d'Emmanuel Macron. Il évoque des propositions concrètes, comme une augmentation significative du Smic, portée à 1 773 euros net, dépassant même les propositions de La France insoumise.
« Il faut savoir gérer et transformer en même temps, à l'image des réformes phares de Lionel Jospin, comme la Couverture Maladie Universelle », affirme-t-il.
Interrogé sur son éventuelle cohérence avec la gauche actuelle, Pigasse se différencie de LFI en déclarant : « Je suis un Européen convaincu, et il est essentiel d'apaiser et rassembler ». Cela ne l’empêche pas d’appuyer sur l'importance de la sécurité, qu’il considère comme une valeur fondamentalement de gauche, en intégrant des idées sur la réinstauration de la police de proximité, mise en place par Jospin.
Un homme d'affaires face à un défi politique
« Si la solution passe par moi, je suis prêt. Sinon, je soutiendrai celui qui est choisi », précise-t-il, montrant sa disponibilité tout en prenant en compte la nécessité d'une campagne structurée. L’un des enjeux majeurs demeure : peut-il séduire un électorat de gauche, sachant qu'il est issu du monde des affaires ? « J'ai tout construit tout seul », se défend-il.
L'union de la gauche : un impératif
Pour Matthieu Pigasse, la clé du succès réside dans l'unité des forces progressistes. « Nous devons éviter d'être un candidat de plus dans un paysage fragmenté », dit-il, se remémorant les désastres passés, comme la non-qualification de Jospin en 2002. Le rôle du Parti socialiste, selon lui, doit être moteur dans cette dynamique.
« La gauche peut gagner, encore faut-il qu'elle le désire », conclut-il, illustrant avec force son engagement à remettre la gauche sur la scène politique.







