Jean-Michel Aulas a affirmé jeudi qu'il ne quitterait pas ses fonctions à la Métropole de Lyon, malgré les demandes de sa partenaire politique, Véronique Sarselli, suite à une plainte pour viol visant l'un de ses conseillers proches.
L'ancien dirigeant de l'Olympique Lyonnais, qui a été un concurrent malheureux lors des dernières municipales, est devenu premier vice-président de la Métropole en mars, grâce à son alliance avec Sarselli, qui a réussi à prendre le contrôle de l'institution des mains des écologistes.
Cependant, cette collaboration a été sérieusement remise en question après la révélation d'une plainte déposée par une jeune militante de la campagne d'Aulas, l'accusant de viol par soumission chimique contre le directeur de la communication.
Véronique Sarselli a convoqué une réunion dès jeudi matin avec Aulas et deux autres élus, soulignant la gravité des accusations. Elle a exprimé dans un communiqué sa préoccupation et son souhait que ceux impliqués se retirent de leurs fonctions pour respecter la victime présumée.
« Je suis particulièrement sensible aux violences sexuelles faites aux femmes », a-t-elle ajouté, affirmant sa confiance en la justice pour éclaircir cette affaire.
Dans son entourage, il a été précisé que cette demande de retrait signifierait un éloignement de toutes les activités de la Métropole, tant dans la sphère publique qu'en interne.
Sarselli a reçu le soutien « intégral » des autres partis de la majorité, qui ont souligné la nécessité de la responsabilité individuelle dans de telles situations.
Face à cette pression, Aulas et Laure Cédat ont rapidement rejeté la demande, précisant qu'ils n'étaient pas mis en cause dans cette affaire. « Nous ne pouvons accepter cette demande de retrait », ont-ils déclaré, mettant en avant leur non-implication dans la procédure judiciaire.
Ils ont également souligné avoir encouragé la plaignante à déposer plainte dès qu'ils ont été informés des faits, mais celle-ci a mis du temps à le faire.
Jean-Michel Aulas a affirmé avoir interrogé son conseiller, qui a nié toute accusation, déclarant que la relation était « consentie ». Selon son avocate, Cosima Ouhioun, ce dernier reste disponible pour collaborer avec la justice.
La vice-présidente de la Ligue féminine de football professionnel et de la Fédération française de football a également demandé à son conseiller de se retirer du QG de campagne.
Aulas et Cédat ont affirmé qu'abandonner leurs fonctions représenterait un risque de présomption de culpabilité, qu'ils jugent inacceptable.
En réaction, la députée LFI Anaïs Belouassa Cherifi a critiqué leur décision, accusant Aulas de protéger un agresseur plutôt que les femmes. « Cette attitude est incompatible avec ses responsabilités », a-t-elle déclaré.







