Lors d'une déclaration faite le 11 juin, Barthès a clairement affirmé son opposition à l'utilisation des espaces municipaux pour ces élections, faisant notamment référence aux relations tendues entre Paris et Alger. Ces tensions découlent de nombreux épisodes, notamment des allégations de violations des droits de l'homme en Algérie, qui soulèvent des inquiétudes parmi certains élus en France, comme le souligne un rapport de BFM TV.
"Je ne trouve pas logique que la ville mobilise ses ressources pour un scrutin d'un État qui entretient actuellement des relations difficile avec nous", a-t-il tweeté. Ce choix a suscité des critiques, certains y voyant une démarche populiste visant à galvaniser son électorat. Barthès, pour sa part, a tenté de dissiper toute interprétation malveillante, affirmant que sa décision ne vise pas les citoyen algériens de Carcassonne, mais reflète une position claire à l'égard du régime algérien.
Des figures importantes, comme l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal et le journaliste Christophe Gleizes, qui est toujours incarcéré en Algérie, sont cités par le maire pour illustrer la gravité de la situation actuelle. Des experts en relations internationales, tels que le professeur Jean Dupont, suggèrent que cette décision pourrait exacerber les tensions au lieu de favoriser un dialogue constructif.
une position qui divise
Depuis son installation à la mairie en mars, Barthès a multiplié les actions controversées, allant jusqu'à retirer le drapeau européen de l'hôtel de ville. Les décisions du maire, comme l'interdiction de la mendicité et des demandes de libération de locaux occupés par des ONG depuis longtemps, suscitent des débats houleux dans la commune.
Cette décision concernant les bureaux de vote est une continuation de cette tendance, et les citoyens de Carcassonne restent divisés quant aux répercussions de cette démarche sur la communauté algérienne locale.







