Suite au drame tragique de Lyhanna, âgée de 11 ans, le ministre Gabriel Attal appelle à une transformation profonde de la justice. Invité sur BFMTV et RMC, le 15 juin, il propose la création d'un "parquet national contre la pédocriminalité".
Ce terrible événement aurait pu être évité. Au micro de BFMTV/RMC, Gabriel Attal a évoqué le cas de Lyhanna, provoquant à la fois émotion et indignation. Jérôme Barella, le principal suspect, avait un passé judiciaire inquiétant, avec quatre procédures pour violences sexuelles sur mineures avant la disparition de l’adolescente fin mai dans le Gers.
"Nous avons besoin d'une rénovation de notre système judiciaire", a déclaré l'ancien Premier ministre. "Tout en préservant les grands principes de notre droit, une nouvelle organisation est essentielle pour augmenter la rigueur et prioriser la lutte contre la pédocriminalité", a-t-il souligné.
Un service de renseignement dédié à la pédocriminalité
Gabriel Attal propose d'"établir le même suivi pour les pédocriminels qu'il existe pour les terroristes". Le député des Hauts-de-Seine souhaiterait ainsi un parquet national qui s'occuperait spécifiquement de la pédocriminalité et des violences sexistes et sexuelles au sens large.
"Lorsqu'une plainte est déposée, il doit y avoir une action immédiate dans les 48 heures", a insisté Attal sur BFMTV/RMC. "Le suivi des affaires ne doit jamais se terminer". Le leader du parti Renaissance plaide aussi pour l'instauration d'un "service de renseignement dédié à la pédocriminalité", afin de "démanteler les grands réseaux" responsables de ces crimes.







