Une forme de boycott se dessine en France. Trois députés, dont Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, ont récemment soumis une proposition de loi visant à interdire l'importation de produits provenant des colonies israéliennes. Ce texte devrait être étudié à l'Assemblée nationale en décembre, selon les espoirs exprimés par Faure. "Nous agissons dans la conviction que la paix au Proche-Orient repose sur une solution à deux États", a-t-il déclaré, accompagné de la députée écologiste Sabrina Sebaihi et du député MoDem Richard Ramos, président du groupe d'amitié France-Palestine.
Les tensions se sont intensifiées suite aux récentes déclarations du ministre israélien Bezalel Smotrich, qui prône ouvertement l'annexion de la Cisjordanie. Faure a souligné la nécessité de "bloquer toute importation liée à la colonisation", tant au niveau des produits que des investissements. Son objectif : mettre fin au soutien économique dont bénéficient les colonies.
Un appel au droit international
Olivier Faure a insisté sur le fait qu'il ne souhaitait pas stigmatiser un pays en particulier, se référant à un cadre de référence basé sur le droit international. Il a rappelé une résolution adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU en septembre 2024, laquelle exigeait la cessation immédiate de la présence israélienne sur les territoires palestiniens occupés, résolution adoptée par 124 pays, dont la France.
Concernant le calendrier de la loi, Faure a mentionné qu'elle pourrait bénéficier d'une "niche parlementaire" en décembre. Sebastian a manifesté l'espoir que la proposition soit adoptée largement, arguant que la France n'a jamais failli à condamner la colonisation. "Les Français aspirent à voir le droit international respecté", a ajouté Ramos.
Bien que l'Union européenne ait compétence exclusive en matière de politique commerciale, l'exposé des motifs du projet souligne que plusieurs dispositifs autorisent les États membres à adopter des mesures pour protéger leurs valeurs fondamentales. Des pays comme l'Espagne, les Pays-Bas, l'Irlande et la Belgique ont déjà mis en place des mesures restreignant les relations commerciales avec les colonies israéliennes, témoignant d'une dynamique croissante en faveur de l'application du droit international.







