Dans la ville de Montbéliard, les interventions pour violences conjugales semblent devenir quotidiennes. Le commissaire Paul Mangin souligne : "C'est un phénomène qui se manifeste chaque jour, avec des plaintes constantes." Les mesures prises sont claires ; les suspects sont interpellés et placés en garde à vue selon la gravité des actes.
Une augmentation des gardes à vue
Le procureur de la République, Paul-Edouard Lallois, décrit la situation comme alarmante. "Le nombre de gardes à vue pour notre juridiction est passé de 276 en 2024 à 381 en 2025," déclare-t-il, tout en précisant que cette hausse ne reflète pas uniquement une augmentation des actes de violence, mais également une prise de conscience de la part des citoyens. "Les gens rapportent davantage les cas de violences intrafamiliales, ce qui nous permet d'agir plus efficacement," ajoute-t-il. Plusieurs dispositifs judiciaires sont mis en place pour protéger les victimes dès le début des poursuites, y compris des interdictions de contact pour les agresseurs.
Le rôle essentiel des associations
Les associations, comme France Victimes Nord Franche-Comté, jouent un rôle fondamental dans le soutien aux victimes. Romain Bonneau, son directeur, explique que le soutien ne se limite pas aux victimes ayant déposé plainte. "Nous avons un fonds d'urgence. Quand une femme quitte son domicile un vendredi sans ressources, elle reçoit une aide financière pour le week-end," précise-t-il.
Au-delà de l’aide matérielle, l’aspect humain est primordial. "Accueillir la victime correctement et lui montrer que nous la croyons est crucial. Il est essentiel de l'informer sur ses droits et sur les démarches à suivre pour déposer plainte," souligne Bonneau. Sur les 4 000 dossiers traités par l'association, plus d'un tiers concernent des violences intrafamiliales. Tous s’accordent sur un point : la prévention et l’éducation, en enseignant aux jeunes le respect mutuel et le consentement, sont des clés pour réduire ces violences de manière durable.







