La carte scolaire de 2026 dans le département du Doubs est source d'inquiétudes pour les enseignants, qui dénoncent 109 fermetures de classes pour seulement 28 ouvertures. Cette situation, jugée "historique" par les syndicats, promet un combat acharné pour protéger l'intégrité des écoles. Amélie Lapprand, co-secrétaire du SNUIPP, a déclaré : "Un quart des écoles du Doubs sont concernées par ces fermetures." Lors d'une manifestation à Besançon, plus de 300 enseignants ont défilé pour mettre en lumière les conséquences dramatiques de ces choix.
Le rectorat a été la cible des revendications, alors que les syndicats préparaient cette mobilisation avant la dernière instance de la carte scolaire, le CSA SD. Le secteur éducatif est sous pression, et les enseignants de l'école Tristan Bernard, où de nombreux enfants en situation de handicap sont accueillis, s'alarment. Anaïs, une institutrice, a souligné : "Nous ne pourrons plus assurer un enseignement de qualité si une classe ferme."
Au Haut-Doubs, notamment à Morteau et Maiche, le manque de personnel pour aider les enfants en difficulté est préoccupant. Sandrine, enseignante à Charquemont, a affirmé : "Avoir 28 à 30 élèves par classe devient ingérable. Qui oserait mettre tant d'adultes dans une même pièce?" Les inquiétudes se font sentir aussi dans les collèges, comme au collège Diderot où Caroline, prof de français, a évoqué une augmentation de la violence scolaire due à un manque d'encadrement.
Les enseignants réclament également des solutions pour gérer au mieux les enfants en difficulté. Julie, institutrice au sein des maternelles, s'interroge sur le suivi à mettre en place pour des enfants ayant des besoins spécifiques : "Nous sommes contraints de prendre en charge des enfants avec des comportements problématiques sans réelles solutions."
Ce mercredi, lors du CSA SD, les syndicats espèrent une réponse favorable. Marjorie Breney, co-secrétaire du SNUIPP, a fait appel à la direction académique : "Il a des leviers pour réduire le nombre de professeurs affectés à des tâches administratives." Elle rappelle qu'une moyenne de 22 élèves par classe est essentielle pour assurer un apprentissage de qualité, un objectif qui semble lointain avec la carte scolaire actuelle.







