La mobilisation contre le prix des carburants continue de faire des vagues en France. Après des manifestations à Paris et Nantes plus tôt dans la semaine, c'est au tour de Toulouse d'accueillir ce mercredi matin une opération escargot qui mobilise une multitude de camions et d'ambulances. Les participants réclament des mesures concrètes de soutien pour les transporteurs routiers, gravement impactés par l'envolée des coûts des carburants.
Une opération similaire a été mise en attente à Rennes, tandis qu'une quarantaine de poids lourds accommodait le péage du Capitou, sur l'A8 au niveau de Fréjus, sans perturber significativement la circulation, d'après les autorités.
Les agriculteurs se joignent à la lutte
Ces actions font partie d'une semaine de mobilisation orchestrée par l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui a débuté le 28 mars à Lyon et Clermont-Ferrand, en réponse à la hausse des prix du carburant et à l'absence de mesures adéquates du gouvernement. La mobilisation est programmée pour se terminer ce vendredi à Besançon.
Bruno Théaud, président de l’OTRE Bretagne, a annoncé que l'action prévue à Rennes a été suspendue suite à de « grosses avancées » obtenues avec le ministère des Transports. Il a ajouté : « On va avoir une aide directe par véhicule, renouvelable chaque mois, mais ce montant sera deux à trois fois moindre que ce qu'on avait en 2022. »
Parallèlement, des agriculteurs se rassemblent ce mercredi matin devant le dépôt pétrolier Bolloré Energy à Caen. Selon Yohan Couespel, secrétaire général de la Coordination rurale du Calvados (CR 14), ils mettent en place un « filtrage » ciblant même les camions-citernes. Ces actions interpellent et soulignent l'ampleur de la crise actuelle.







