À l'aube de son départ, René Lognon, président sortant de la communauté de communes Nièvre et Somme, exprime sa frustration. Il estime qu'un des candidats à sa succession aurait dû démissionner de son poste de vice-président s’il était insatisfait de la gestion actuelle. Les vice-présidents en course pour lui succéder, Jean-Luc Waligora, maire de Lanches-Saint-Hilaire, désigné comme le candidat de Lognon, et Philippe François, maire de La Chaussée-Tirancourt, illustrent les tensions internes qui traversent la collectivité.
Des crises économiques et une collectivité en bonne santé financière
Lognon laisse derrière lui une communauté florissante avec un excédent de 12,5 millions d’euros, une performance enviable pour de nombreuses collectivités. Pourtant, ces 25 années ont été marquées par des défis significatifs. Il se remémore avec émotion la crise des années 80, marquée par la chute de Boussac-Saint-Frère, entraînant des milliers de licenciements. Lognon s'est engagé à revitaliser les 250 hectares de zone industrielle en souffrance.
Le président sortant a également orchestré la fusion de la communauté de communes Val de Nièvre avec celle de l'Ouest Somme pour donner naissance à la structure actuelle, qui regroupe 36 communes et 28 400 habitants. Selon Lognon, les nouveaux élus n’ont pas ressenti les défis d'antan, tels que la chute de Carmichaël dans les années 80, un drame industriel marquant pour la région.
Alors qu'il s'apprête à connaître son successeur, Lognon n’a cependant pas l'intention de se retirer complètement de la vie politique, ayant décidé de poursuivre son engagement en tant que conseiller départemental. “Si ma santé le permet, je pourrais envisager une candidature en 2028, pour clore ce chapitre en 2034,” a-t-il déclaré, témoignant de sa volonté de rester actif dans le paysage politique local.







